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# Posté le vendredi 06 février 2009 05:53

Modifié le jeudi 12 février 2009 15:47

BarakAllah oufikoum pour tous vos commentaires !


Je vous invite a voir mon nouveau blog consacrer a mon nouveau passe temps "le commerce" .

Il s'agit pour moi de me faire un peu d'argent de poche . Et pourquoi pas en faire mon métier in shâ Allah.

Ce blog et les autres que j'ai grâce a Allah pu mettre en ligne resteront toujours a votre disposition tant que skyblog ne me supprime pas ... sachant qu'il m on déjà supprimer 3 fois sans me donné aucune excuse .

Je suis mariée el hamdoulilah depuis avril 2008 , j'ai l'impression que c'était hier ! Qu' esce que le temps passe vite "ALLAH OU AKBAR" ... Un moi me parrai duré une semaine et une semaine vraiment courte....

Je ne vois plus les journées passé...

Bon je compte sur vous pour me faire de la pub ou encore mieux acheter des produits chez masha-allah-dinni 7-boutique (L) le lien : MASHA-ALLAH-DINNI

# Posté le mercredi 07 mai 2008 05:47

Modifié le dimanche 18 janvier 2009 12:27

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Lpoque n'inspire pas la confiance, et pourtant quand cela touche au mariage, on ne voit rien de mal à épouser quelqu'un « rencontré » sur Internet, ou à ce qu'un père donne sa fille en mariage à un « frère » qu'il aura vu une ou deux fois ?? Mais alors qui choisir ? C'est clair, celui dont la religion et le comportement sont bons. Le problème c'est qu'on ne sait plus ce que cela veut dire, et on ne sait plus à qui se confier. Aujourd'hui, on va quelqu'un arriver avec la barbe et un qamîs, et on dit de lui « il est ma shâ'a Allah ! », oui il est certes comme Allah l'a voulu, mais est-il pour autant quelqu'un dont la religion et le comportement sont bons ? Cet homme que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) encourage à épouser n'est pas seulement celui qui porte une barbe et un qamîs, qui baragouine quelques mots en arabe et cite quelques versets et hadiths et qu'on entend partout. C'est une erreur de chercher à épouser LE « lib al-'ilm » du coin s'il n'est pas tel que le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) l'a voulu. D'ailleurs dans la plupart des hadiths le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) parle du bon prétendant, la science n'apparaît pas, mais ce sont au contraire les qualités humaines de douceur, de miséricorde, de patience, de bonté qui sont mises en avant. timah Bint Qays rapporte qu'après avoir été divorcée, elle vint voir le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) et dit : « Lorsque ma période prit fin, je lui dis que Mucâwiyah ibn A Sufyân et Abû Jahm m'avaient demanen mariage. » Le Messager d'Allah (salallahu 'alayhi wasalam) dit : « Pour ce qui est d'A Jahm, son bâton ne quitte pas son épaule (i.e : il frappait les femmes), quant à Mucâwiyah, c'est un pauvre qui n'a pas d'argent. Épouse plutôt Usâmah ibn Zayd. » Chose que je ne sirais pas. Chose que je ne voulais pas. Mais il répéta : « Épouse Usâmah ibn Zayd. » Je l'ai alors épousé et Allah a mis un grand bien dans ce mariage et je fus ts heureuse. » (Muslim) Le Prophète (salallahu 'alayhi wasalam) l'a encouragée à épouser Usâmah pour son comportement, alors que tous les trois sont de nobles Compagnons, et étaient selon le critère actuel « mâ shâ'a Allah ! ». En d'autres termes, chercher à épouser celui qu'on connaît pour être musulman, aimant l'islam, et dont on dit « c'est une personne bien ». Ainsi que le dit 'Â'ishah en encourageant à épouser un homme pieux au bon comportement : « S'il aime cette femme, il l'honorera, et s'il ne l'aime pas, il ne lui fera aucun mal. »


# Posté le vendredi 04 janvier 2008 21:18

MiiNHAJ DANS MON COEUR

♥ MiiNHAJ DANS MON COEUR ♥

La Sunna dans le mariage
Shaikh Sultan Al-'Id

Louanges à Celui qui vous a créés d'une seule âme, puis a créé d'elle son épouse pour qu'elle soit à ses côtés. Et j'atteste qu'il n'y a de divinité digne d'adoration qu'Allah et que Muhammad est son serviteur et messager, que la prière d'Allah soit sur lui, sur sa famille et ses compagnons.

Allah a établi le mariage comme sunna afin de peupler l'univers, lorsqu'Il dit : « Parmi Ses signes est qu'Il a créé de vous-mêmes vos épouses afin que vous cohabitiez avec elles, et Il a mis entre vous affection et miséricorde, il y a en cela un signe pour un peuple qui réfléchit ». Celui qui trouve de quoi se marier, qu'il le fasse, par peur de la tentation et par obéissance au messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) qui a dit : « Ö vous les jeunes ! Celui d'entre vous qui le peut, qu'il se marie, cela est meilleur pour préserver son regard et son sexe. Et celui qui ne peut pas, qu'il jeûne, cela sera un bouclier pour lui. » (Al-Bukhari et Muslim). Que le croyant sache que la facilité pour se marier est entre les mains d'Allah, qu'il revienne vers son Seigneur, cherche l'aide auprès de Lui et s'empresse vers Lui, car il est authentifié que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Allah vient en aide à trois personnes : celui qui a une dette et veut la régler, celui qui veut se marier et celui qui combat dans le sentier d'Allah » (At-Tirmidhi et An-Nasa'i). Celui qui est décidé à se marier, qu'il consulte son Seigneur, afin qu'Allah lui prescrive le bien, s'Il le veut.

Il est rapporté dans la sunna du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) qu'il faut regarder la femme qu'on désire épouser, d'après Jabir, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Celui d'entre vous qui veut épouser une femme, s'il peut voir ce qui va pousser à l'épouser, qu'il le fasse » (Abû Dâwûd). Et Al-Mughira ibn Shu'ba rapporte : « Je me suis présenté pour épouser une femme. Le prophète m'a dit : « L'as-tu regardé ? » Je répondis : non. Il me dit : « Regarde-la, cela est meilleur pour vous unir » (An-Nasa'i). Celui qui veut se présenter pour épouser une femme, qu'il mette en avant certaines choses, parmi lesquelles : qu'elle soit pieuse, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « On épouse une femme pour quatre choses : son argent, sa famille, sa beauté ou sa religion. Mets la main sur celle qui a la religion, que tes mains te perdent ! » (Al-Bukhari et Muslim). 'Abdullah ibn 'Amr rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « La vie n'est qu'une jouissance passagère, et la meilleure des jouissances de cette vie est l'épouse pieuse » (Muslim).

Qu'il cherche une femme féconde, et il voit cela en regardant sa mère et ses s½urs, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Epousez la femme douce et féconde, car je veux être la communauté la plus nombreuse le Jour de la résurrection » (Abu Dawud et An-Nasa'i).

Ensuite, qu'il se présente à son tuteur, et le mariage n'est pas valide sans l'accord du tuteur, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Toute femme qui s'est mariée sans l'accord de son tuteur, alors son mariage est nul, nul, nul » (Abu Dawud). Et Son tuteur doit mettre en avant certaines choses, parmi lesquelles : qu'il choisisse pour elle celui qui réunit la rectitude (salâh) et la piété (taqwa), car (cet homme) s'il aime (cette femme), il lui fera du bien et s'il ne l'aime pas, il ne lui fera aucun mal, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Si vient à vous celui dont vous agréez la religion et le comportement, alors mariez-le, sinon il y aura des troubles et de la corruption sur terre » (At-Tirmidhi et ibn majah).

Et il ne faut pas que le tuteur demande trop de dot d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Fait partie du bonheur (bon signe) de la femme, la facilité dans sa situation et la faiblesse de sa dot » (Abu Dawud). 'Umar a dit : « N'augmentez pas les dots des femmes, car si c'était un honneur sur terre ou un acte de piété devant à Allah, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) l'aurait fait avant vous, et le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) n'a pas donné à ses épouses, ni demandé pour se filles plus de 12 once, et l'homme ne cesse de dépenser (pour la dot) au point qu'il éprouve quelque chose en lui contre cette femme » (Rapporté par les quatre).

Le tuteur doit consulter sa fille, et il commet un péché s'il l'a contraient, d'après le hadith rapporté par 'Aisha : « Une jeune fille est venu voir 'Aisha et lui a dit : « Mon père m'a marié à mon cousin pour agrandir sa richesse, et moi je ne veux pas ». 'Aisha lui dit de s'asseoir jusqu'à ce que vienne le prophète (salallahu 'alayhi wa salam). Lorsqu'il vint, 'Aisha lui expliqua la situation et le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) appela le père de la fille afin de régler ce problème, et la jeune fille dit : « Ö messager d'Allah, j'accepte ce que mon père veut, mais j'ai voulu montrer que la femme a son mot à dire. » (An-Nasa'i). Et dans le hadith rapporté dans les deux Sahih, d'après Abu Hurayra, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « On ne marie pas la femme (qui a déjà été mariée) jusqu'à ce qu'elle l'ordonne, et on ne marie pas la vierge jusqu'à ce qu'elle accepte » les compagnons ont demandé : Comment accepte-t-elle ? Le prophète dit : « Par son silence ».

Lorsqu'il se présente pour demander sa main, il ne peut rester seul avec elle tant qu'ils n'ont pas fait le contrat de mariage, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Aucun homme ne reste seul avec une femme, sans que shaytan ne soit le troisième » (Ahmad).

S'ils sont d'accord (pour le mariage) qu'il fasse ceci :

Premièrement : un repas de noce (walima) conformément à la Sunna du prophète (salallahu 'alayhi wa salam), Anas rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) n'a pas fait de repas de noce plus conséquent que celui qu'il a fait pour son mariage avec Zaynab, il a sacrifié un agneau. (Al-Bukhari). 'Abd Ar-Rahamn Ibn 'Awf rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) lui a dit : « Fait un repas de noce, ne serait-ce qu'avec un agneau » (Al-Bukhari et Muslim).

Deuxièmement : qu'il invite les pauvres et les besogneux, car cela est meilleur pour que son acte soit accepté d'Allah, d'après le hadith d'Abu Hurayra : « Le pire des repas est le repas de noce pour lequel on invite les riches et on laisse les pauvres » (Al-Bukhari et Muslim).

Troisièmement : qu'il s'éloigne du gaspillage, de la vantardise et qu'il s'en tienne à la sunna sans chercher à se montrer devant les gens et se faire connaître, Allah dit : « Ne gaspillez, car Il n'aime pas les gaspilleurs ».

Quatrièmement : il ne lui est pas permis d'être négligeant le jour de son mariage, en faisant des choses interdites, comme la mixité, la musique et les chants interdits, les images, ou qu'il s'assoit avec son épouse devant les femmes. Cela fait partie des choses blâmables qui peuvent le conduire à l'échec de son mariage, ou plutôt qui le conduisent nécessairement à l'échec de son mariage et à l'absence de réussite, Allah dit : « Et celui qui craint Allah, Il lui facilite les choses ». Et celui qui accomplit ces choses (interdites) n'a pas craint son Seigneur, donc comment pourrait-Il lui faciliter les choses.

Celui qui est invité à un repas de noce, doit faire attention à plusieurs choses :

- qu'il réponde à l'invitation, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Celui d'entre vous qui est invité à un repas de noce, qu'il réponde à l'invitation » (Al-Bukhari et Muslim). Et Abu Hurayra a dit : « Celui qui ne répond pas à l'invitation à désobéit à Abul-Qâsim » (Al-Bukhari et Muslim).

- Mais s'il a une excuse, il peut ne pas s'y rendre d'après 'Ata qui rapporte qu'Ibn 'Abbas a été invité à un repas alors qu'il était malade, il dit : « Répondez à l'invitation de votre frère, saluez-le de ma part, et dites-lui que je suis occupé » (rapporté par Abderazzaq).

- S'il voit un mal (une chose illicite) au repas, qu'il s'en aille, d'après le hadith de 'Aisha : « J'ai acheté du tissu sur lequel il y avait des images, lorsque le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) l'a vu, il est resté à la porte et n'est pas entré, et j'ai vu sur son visage la désapprobation » (Al-Bukhari et Muslim).

- Qu'il demande la bénédiction pour les nouveaux mariés, d'après le hadith d'Abu Hurayra qui rapporte que lorsque le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) apprenait le mariage de quelqu'un, il lui disait : « Barakallahu fik, wa barakallahu 'alayk, wa jama'a baynakuma bi khayr » (Abu Dawud et At-Tirmidhi).

- le jour du mariage, il faut jouer du duff (sorte de tambour), dans lequel il y a deux bienfaits : annoncer le mariage, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « La différence entre le (mariage) licite et le (mariage) illicite est dans le fait de jouer du duff et d'annoncer le mariage » (At-Tirmidhi et An-nasa'i). 'Aisha rapporte qu'une femme s'est mariée avec un homme des Ansars, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) lui dit : « Ö 'Aisha ! Qu'avez-vous fait ? Car les Ansars aiment s'amuser (les chants) » (Al-Bukhari). Il n'est pas permis d'utiliser autre chose que le duff comme instrument de musique, car le hadith montre l'autorisation du duff et de rien d'autre.

Lors de la consommation du mariage, il est bon de faire attention à plusieurs choses :

- Qu'il soit doux avec elle, en lui donnant par exemple quelque chose à boire, d'après le hadith d'Asma bint Yazid, lorsque le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a consommé le mariage avec 'Aisha, elle dit : « Il est venu et s'est assis à ses côtés, on lui apporta une coup de lait et il but, il la retourna vers elle mais elle se détourna par timidité. Asma dit : je l'ai grondé et lui ait dit : prends de la main du prophète, elle prit alors la coupe et en but un peu. » (Ahmad)

- Qu'il mette sa main sur son front et qu'il invoque, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Lorsque l'un d'entre vous se marie ou achète une monture, qu'il mette sa main sur son front, prononce le nom d'Allah, demande la bénédiction et dise : « Allah ! Je Te demande de m'accorder le bien (qui est en elle) et le bien sur lequel Tu l'as créée, et je cherche protection auprès de Toi contre son mal et le mal sur lequel Tu l'as créée » (Abu Dawud).

- Qu'ils prient ensemble deux raka'at. L'éminent savant Al-Albani (rahimahullah) dit : « Car cela est rapporté des salafs, et il y a deux récits : Abu Sa'id mawla Abu Sa'id rapporte : « Je me suis marié alors que j'étais encore esclave. J'ai invité plusieurs compagnons du prophète, parmi lesquels Ibn Mas'ud, Abu Dhar et Hudhayfa. Ils m'enseignèrent ceci : lorsque ton épouse vient à toi, prie deux raka'at, puis demande à Allah le bien de celle qui est venue à toi et cherche protection contre le mal. Puis c'est entre toi et ton épouse.

Shaqiq rapporte : « Un homme nommé Hariz vint et dit : j'ai épousé une jeune fille et j'ai peur qu'elle ne me déteste. 'Abdullah ibn Mas'ud dit : « L'entente vient d'Allah et la haine vient du diable qui veut vous faire détester ce qu'Allah vous a rendu licite. Lorsque ton épouse vient à toi, dis-lui d'accomplir derrière toi deux raka'at » Et dans une autre version, il ajouta : « Dis : Allah ! Accorde-moi une bénédiction en cette femme, et accorde-lui une bénédiction en moi. Allah ! Unis-nous tant que Tu nous uniras dans le bien et sépare-nous si Tu nous envoies vers ce qui est meilleur » (Ibn Abi Shayba).

Il est détestable de divulguer les secrets du couple, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « La pudeur n'est que bien » (Al-Bukhari et Muslim). Abu Sa'id rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Parmi les pires des gens, au Jour de la résurrection, celui qui se confie à son épouse, tout comme elle se confie à lui, puis qui va répandre ses secrets » (Ahmad). Asmi Bint Yazid rapporte : « J'étais auprès du messager, alors que les hommes et les femmes étaient assis, et il dit : « Il se peut qu'il y ait des hommes qui répandent ce qu'ils font avec leurs épouses et des femmes qui parlent de ce qu'elles font avec leurs époux ». Asma dit : tout le monde se tu, je dis alors : Oui, messager d'Allah ils et elles le font. Le prophète dit : « Ne le faites pas, car cela est semblable à un diable qui rencontre une diablesse sur la route et qu'ils ont une relation sexuelle tandis que les gens les regardent. » (Ahmad).

Et il faut que l'homme donne son droit à son épouse de ce point de vue, et que ni la prière ni le jeûne, ne l'en détourne, et s'il le fait il est en contradiction avec la guidée du prophète (salallahu 'alayhi wa salam). 'Aisha rapporte Khuwala Bint Khasir ibn Umaya qui était l'épouse de 'Uthman Ibn Madh'ur. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) vit du laisser aller dans son apparence et dit : « Ö 'Aisha, comment se fait-il que Khuwayla se laisse aller ainsi ? Elle dit : cette femme a un mari qui jeûne le jour et prie la nuit, elle a désespéré de son mari et elle s'est laissé aller. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) fit alors venir 'Uthman Ibn Madh'un et lui dit : Ö 'Uthman ! T'écartes-tu de ma sunna ? Il dit : Non, par Allah, au contraire c'est ta sunna que je recherche. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) dit : « Quant à moi, je dors et je prie, je mange et je jeûne, et j'épouse les femmes. Crains Allah ô 'Uthman, car ton épouse a des droits sur toi, et ton âme a des droits sur toi, jeûne et mange, prie et dors. » (Abu Dawud).

L'épouse, elle aussi, lorsqu'elle vient à son mari doit s'embellir et être douce avec lui, d'après ce que rapporte An-Nasa'i, d'après Abu Hurayra, une femme a dit au prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Ö messager d'Allah, si la femme ne s'embellit pas pour son mari, il s'en détourne, il n'aime plus la regarder ». Et il est authentifié que 'Aisha faisait cela, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) rentra chez elle et vit (qu'elle s'était embellie), il dit : « Qu'est-ce cela ? » Elle dit : « je me suis embellie pour toi, messager d'Allah ». Et il est interdit à l'épouse de refuser le droit de son mari, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Lorsque la femme refuse de répondre à son mari qui l'appelle au lit, les anges la maudissent jusqu'à ce qu'elle se réveille. » (Al-Bukhari et Muslim). Voilà quelques points qui ont été rapportés dans la sunna du prophète sur le mariage.

Deuxième partie de la khutba : (...)

Parmi les choses que le Législateur a encouragé est la vie en couple de la meilleure manière, l'époux doit bien se comporter avec son épouse et être doux avec elle surtout si elle est jeune. 'Aisha rapporte : « Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) se tenait à la porte de mes appartements, et des Ethiopiens montraient leur dextérité à l'épée dans la mosquée, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) me cachait de son vêtement afin que je puisse les regarder au-dessus de son épaule, puis il se levait pour moi jusqu'à ce que je m'en aille, en raison de mon jeune âge j'aimais les amusements. » (Al-Bukhari et Muslim). Une autre fois, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) et 'Aisha sont sortis en voyage, 'Aisha dit : « J'étais alors jeune et je n'avais pas de poids. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) dit aux gens d'avancer et ils avancèrent (les laissant seuls à l'arrière) et il me dit : « faisons la course ». Nous avons couru et je l'ai devancé. Plus tard, alors que j'avais pris de l'âge et du poids, je sortis avec le prophète en voyage, il ordonna aux gens d'avancer et ils avancèrent (les laissant seuls à l'arrière), et il me dit : « faisons la course ». Nous avons couru et il m'a devancé et il riait en disant : « C'est ma revanche pour la dernière fois » (Abu Dawud). 'Aisha rapporte que le messager d'Allah (salallahu 'alayhi wa salam) lui disait : « Je sais quand tu es satisfaite de moi et lorsque tu es énervée contre moi. » Elle dit : comment sais-tu cela ? Il dit : « Lorsque tu es contente du dis : par le Seigneur de Muhammad ! Et lorsque tu es énervée tu dis : par le Seigneur d'Ibrahim ! » (Al-Bukhari et Muslim).

Parmi le bon comportement des gens doués d'intelligence est de patienter sur le comportement que peut avoir la femme, car elle est comme le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) l'a dit : « créée d'une côte et le haut de la côte est tordue, si tu veux la redresser tu la casses et si tu la laisses ainsi elle reste tordue, ayez donc un bon comportement avec les femmes » (Al-Bukhari et Muslim). Et la jalousie est une des choses sur lesquelles la femme a été créée, et l'homme doit prendre cela en considération (...) car les femmes du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) étaient jalouses, alors qu'en est-il de celles qui viennent après elles. Muslim rapporte, d'après 'Aisha : « Un soir, j'ai perdu le prophète et je pensais qu'il était parti voir une de ses épouses. Je l'ai cherché et je l'ai trouvé incliné qui disait : « Subhanaka allahuma wa bi hamdik la ilaha illa anta ». Elle dit : par mon père et ma mère, tu es dans un état et moi dans un autre. ». Muslim rapporte aussi d'après 'Aisha : « J'ai demandé au prophète et j'ai passé ma main dans ses cheveux, pensant qu'il s'était rendu chez une de ses épouses. Il me dit : « Ton shaytan est venu » je dis : et toi, tu n'as pas de shaytan ? Il dit : « Si, mais Allah m'a permis de le soumettre ».

Il est permis à l'homme de mentir à son épouse afin de consolider leur amour, d'après le hadith d'Umm Kalthum bint 'Uqba : « Je n'ai pas entendu le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) permettre le mensonge, sauf dans trois cas. Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) disait : ce n'est pas un mensonge celui qui va dire des choses pour réconcilier les gens, celui qui dit des choses (fausses) pendant la guerre, et l'homme qui parle à sa femme ainsi que la femme qui parle à son mari ». L'imam An-Nawawi dit sur le sens du mensonge entre eux : c'est montrer le désir et le fait de promettre ce qui est nécessaire et ce qui ne l'est pas, et des choses de ce genre. Quant à la tromperie pour empêcher un de ses droits, à l'homme ou la femme, ou de prendre ce que lui ou elle n'a pas le droit de prendre, il y a unanimité de la communauté que cela est illicite.

Les droits de l'époux sur son épouse sont nombreux et considérables (...) Comme le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Si je devais ordonner à une personne de se prosterner devant une autre, j'aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son mari. » (At-Tirmidhi). Parmi les droits de l'homme sur son épouse : qu'elle lui obéisse dans tout ce qui n'est pas une désobéissance à Allah, qu'elle lui demande son autorisation si elle veut accomplir un jeûne surérogatoire, qu'elle ne fasse pas entrer chez en son absence celui qui n'est pas un mahram pour elle ou celui qu'il déteste voir rentrer chez lui, même si c'est un mahram ou une femme. Parmi ces droits, qu'elle ne sorte qu'avec sa permission, shaikh al-islam Ibn taymia a dit : « Il n'est pas permis à l'épouse de sortir sans l'autorisation de son mari, et il n'est permis à personne d'aller la voir et de lui parler de son mari. Et si elle sort sans son autorisation, elle est perverse, désobéissante envers Allah et Son messager et mérite le châtiment. ». Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Il n'est pas permis à une femme de faire entrer quelqu'un dans la maison de son mari, alors qu'il le déteste, ni de sortir s'il le déteste, et qu'elle n'obéisse à personne contre lui. » (Al-Bayhaqi). Il lui est permis d'accomplir la prière à la mosquée, il ne doit pas l'en empêcher, mais son foyer est meilleur pour elle. Elle doit préserver les biens de son mari et ne pas gaspiller, car elle est gardienne dans la maison de son mari et sur ses biens et elle sera interrogée sur cela le Jour de la Résurrection. Elle doit s'occuper de la maison et l'aider surtout s'il est occupé par la recherche de la science. Et si elle ne peut pas faire certaines choses, qu'il ne la charge pas plus qu'elle ne peut supporter et qu'il l'aide, d'après la parole de 'Aisha : « Le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) cousait ses vêtements et réparait ses chaussures et il faisait ce que font les hommes chez eux » (Muslim). Elle doit se rappeler les bienfaits que son mari lui donne et ne pas les renier, car cela amène la Colère d'Allah. 'Abdullah ibn 'Amr rapporte que le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Allah ne regarde pas une femme qui ne remercie pas son mari, alors qu'elle ne peut se passer de lui » (An-Nasa'i). Et il est connu que la majorité des gens du feu sont des femmes, car elle renient les bienfaits de leurs maris et maudissent beaucoup. Que les femmes prennent garde de trop se plaindre et de faire du mal à leur époux car le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Aucune femme de ce monde ne fait de mal à son mari, sans que son épouse (parmi les femmes du paradis) dise : (...) il est auprès de toi comme un étranger, il s'en faut de peu pour qu'il ne se sépare de toi et vienne à nous » (Ahmad).

Quant aux droits de la femme, ils sont nombreux, parmi lesquels : qu'il l'aide à obéir à Allah, qu'il lui apprenne le tawhid, la croyance et les adorations et qu'il l'écarte du polythéisme, des innovations et des choses illicites. Aussi, à maintes reprises, qu'il la protège et l'éloigne des lieux douteux. La jalousie n'est pas d'avoir une mauvaise opinion sur elle et qu'il la trompe la nuit pour enterrer ses excès, car cela est interdit. Parmi ses droits, qu'il se comporte bien avec elle, qu'il réponde à ses besoins conformément à la bienséance, qu'il soit doux avec elle, qu'il dépense pour elle et ses enfants et ne soit pas avare avec eux. Mais elle ne doit pas l'accabler, d'après ce que Abu Khuzayma rapporte dans le chapitre de l'unicité d'après Abu Sa'id Al-Khudhri, le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) a dit : « Parmi les choses qui ont perdu les fils d'Israël est que la femme du pauvre lui demandait des vêtements et des choses que la femme riche n'avait pas. » (Silsila As-Sahiha). Et quel que soit la colère de l'épouse, elle ne doit pas demander que son époux la divorce, d'après la parole du prophète (salallahu 'alayhi wa salam) : « Toute femme qui demande à son mari qu'il la divorce sans bonne raison, l'odeur du paradis lui est interdite. » (Abu Dawud). Les parents de l'épouse doivent craindre Allah et lui conseiller l'obéissance au mari, le bon comportement et la patience et qu'ils ne se mêlent pas de ce qui ne les regarde pas. 'Umar a conseillé sa fille Hafsa, l'épouse du prophète (salallahu 'alayhi wa salam), en lui disant : « Est-ce que l'une d'entre vous met en colère le prophète (salallahu 'alayhi wa salam) toute la journée, jusqu'au soir ? Elle dit : oui. Il répondit : « Tu as perdu, voudrais-tu qu'Allah se mette en colère pour la colère du prophète et que tu sois perdue (...) » (Al-Bukhari et Muslim)

Traduit par les salafis de l'est.

# Posté le mardi 25 décembre 2007 21:12

°O°o°MARIAGE-SOUNNA°o°O°

Les rapports intimes


Nous recevons beaucoup de mails concernant les rapports intimes entre les époux, surtout ce qu'il est permis de faire ou pas. Il y a beaucoup d'ignorance sur ce sujet, pourtant, les savants de l'islam ont depuis longtemps donné de l'importance à cette question, et il n'y a pas un livre de fiqh, sans qu'on ne trouve un chapitre intitulé « 'ishratu-nisa ». Bien avant tous les sexologues, les savants ont expliqué en s'appuyant sur le Qur'an et la Sunna, l'importance des rapports intimes qui sont une part importante dans l'union du couple, mais aussi le bon comportement qu'il convenait d'adopter.

Après avoir longtemps cherché, nous n'avons pas trouvé un seul ouvrage répondant à la majeure partie des question qui sont posées, c'est pourquoi nous avons décidé de prendre comme base un ouvrage de shaikh Salih ibn Ghanim As-Sadlan intitulé Fiqh Az-Zawaj, le shaikh consacre un chapitre au comportement à adopter la nuit de noce. Ce texte (en italique) nous servira de base, et nous le complèterons d'autres sources lorsque nécessaire.

(La nuit de noce), il est des choses qu'il convient de faire :

1) Que le mari soit doux avec son épouse, et qu'il lui donne quelque chose à boire ou quelque chose de sucré, car cela a été authentifié du Prophète , d'après Asma bint Yazid qui rapporte : « J'ai préparé 'Aisha pour le messager d'Allah, puis je l'ai appelé afin qu'il vienne la voir. Il vint s'asseoir à ses côtés avec une coupe de lait de laquelle il but puis il la tendit vers 'Aisha qui baissa la tête et fut gênée. Asma dit : je l'ai grondée et lui ait dit : prend de la main du messager d'Allah, elle prit alors la coupe et but... »

2) Qu'il mette la main sur son front et invoque pour elle, d'après le hadith rapporté par Al-Bukahri : « Si l'un d'entre vous épouse une femme ou achète une monture, qu'il pose la main sur son front, prononce le nom d'Allah (bismillah) et demande la bénédiction en disant : ô Allah, je te demande son bien et le bien sur lequel Tu l'as créée, et je cherche protection auprès de Toi contre son mal et le mal sur lequel Tu l'as créée ».

3) Qu'ils prient ensemble deux raka'at, car cela est rapporté des salafs : Abu Sa'id mawla Abu Sa'id rapporte : « Je me suis marié alors que j'étais encore esclave. J'ai invité plusieurs compagnons du prophète, parmi lesquels Ibn Mas'ud, Abu Dhar et Hudhayfa. Ils m'enseignèrent ceci : lorsque ton épouse vient à toi, prie deux raka'at, puis demande à Allah le bien de celle qui est venue à toi et cherche protection contre le mal. Puis c'est entre toi et ton épouse.

Shaqiq rapporte : « Un homme nommé Hariz vint et dit : j'ai épousé une jeune fille et j'ai peur qu'elle ne me déteste. 'Abdullah ibn Mas'ud dit : « L'entente vient d'Allah et la haine vient du diable qui veut vous faire détester ce qu'Allah vous a rendu licite. Lorsque ton épouse vient à toi, dis-lui d'accomplir derrière toi deux raka'at » Et dans une autre version, il ajouta : « Dis : Allah ! Accorde-moi une bénédiction en cette femme, et accorde-lui une bénédiction en moi. Allah ! Unis-nous tant que Tu nous uniras dans le bien et sépare-nous si Tu nous envoies vers ce qui est meilleur » (Ibn Abi Shayba).

Il est bon qu'il utilise le siwak (ou autre chose) avant de l'approcher, afin qu'il n'ait pas mauvaise haleine, de même pour elle. Cela est meilleur pour l'union et la vie en couple dans le bien, comme il est rapporté d'après Sharih ibn Hani : « J'ai demandé à 'Aisha : quelle est la première chose que le prophète faisait lorsqu'il rentrait chez lui ? Elle dit : (il commençait) par utiliser le siwak » (Muslim)

Et il convient que la femme séduise son mari en s'embellissant, afin qu'il ne s'écarte pas d'elle, comme l'a dit une femme au prophète : « ô messager d'Allah, si la femme ne s'embellit pas pour son mari, il la méprise » (An-Nasa'i). Et il est authentifié que 'Aisha s'embellissait pour le prophète (salallahu' alayhi wasalam) qui un jour est rentré chez elle et a vu qu'elle portait des bagues (faites avec) des feuilles. Il dit : « Qu'est-ce cela ô 'Aisha ? » Elle dit : je les ai faites pour toi ô messager d'Allah... » (Abu Dawud).

Ibn 'Abbas dit : « J'aime m'embellir pour mon épouse, de la même façon que j'aime qu'elle s'embellisse pour moi, car Allah dit : « Et elles ont des droits équivalents à leurs devoirs, conformément à la bienséance » (Al-Mughni 5/220)

S'ils veulent avoir un rapport sexuel, qu'il dise : « Au nom d'Allah, Allah éloigne de nous le diable, et éloigne-le de ce que Tu nous accorderas (comme progéniture) ». A cela, il y a une utilité explicitée par le prophète (salallahu' alayhi wasalam) dans ce hadith : « Et si Allah leur accorde un enfant, le diable ne lui fera jamais aucun mal » (Al-Bukhari).

Shaikh Al-'Uthaymin explique : « Il apparaît de ce hadith que c'est l'homme qui doit prononcer l'invocation (et pas la femme)... Et ce n'est pas parce que l'homme va dire cela à chaque rapport que l'enfant ne sera pas frappé par le diable... Cette invocation est une cause, et les causes peuvent être rejetées par le fait qu'on va trouver quelque chose qui empêche (la réalisation de cette invocation), car le prophète dit : « Chaque enfant naît sur la fitra et ce sont ses parents qui en font un juif, un chrétien ou un adorateur du feu ». La parole du prophète est véridique, mais cette invocation n'est qu'une cause qui peut être empêchée... Mais s'il n'invoque pas, le diable peut faire du mal à cet enfant et peut aussi jouir de l'épouse, comme Allah dit : « Séduis-les avec tes armées, et associe-toi à eux dans leurs biens et leurs enfants ». Les savants disent : il s'associe à eux dans les enfants si l'homme ne prononce pas le nom d'Allah lorsqu'ils veulent avoir un rapport sexuel, le diable s'associe à lui et jouit de son épouse. ». (Sharh Al-Mumti' : 5/368).

On a interrogé shaikh Al-Albani à propos de celui qui oublie de faire cette invocation, le diable s'associe-t-il à lui dans la jouissance de son épouse ?

Le shaikh a répondu : « Allahu 'alam, s'il est de son habitude d'invoquer Allah, Allah peut le protéger, car il faut regarder ce qui est le plus courant. Mais si ce n'est pas son habitude, le diable s'associe à lui. »

On lui a aussi demandé : « Quand doit-on faire l'invocation ? Au moment de la pénétration, ou à un moment précis ?

Le shaikh a répondu : (il prononce l'invocation) lorsqu'il veut jouir de son épouse. » (silsila al-huda wa nur :12b)

Les époux peuvent jouir l'un de l'autre comme ils le souhaitent, à condition que (la pénétration) se fasse uniquement dans le vagin, comme cela est rapporté par Al-Bukhari et Muslim, d'après Jabir : « les juifs disaient : si l'homme pénètre le vagin de son épouse par derrière, l'enfant naîtra avec un strabisme. Alors Allah a révélé : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour, allez à votre champ comme vous le voulez ». Zuhri a ajouté dans une version du hadith : « S'il veut par derrière, ou autrement, mais toujours dans le vagin ». Dans la version de Tirmidhi, ibn 'Abbas dit : « (S'il le souhaite) par devant ou par derrière, et éloignez-vous de l'anus et des menstrues ». Dans la version d'Abu Dawud, Ibn 'Umar explique le verset en disant : « Par devant, par derrière, étendu sur le côté, c'est à dire, (la pénétration doit) toujours (se faire) dans le vagin. Et les époux doivent prendre garde d'aller à l'encontre de cela, car une menace et un avertissement sévère ont été rapporté à ce sujet : « Celui qui pénètre une femme en période de menstrues ou sodomise une femme a mécru » (An-Nasa'i).

Remarque : Lorsque la période de règles est terminée, la femme doit nettoyer son vagin avec un tissu parfumé afin d'enlever l'odeur forte du sang (des règles). C'est cela le bon comportement islamique et malheureusement il y a peu de femmes qui y font attention. C'est à cela qu'il est fait référence dans le hadith dans lequel une femme est venue interroger sur le ghusl, le prophète lui dit : « prend un tissu parfumé et purifie-toi avec » (Al-Bukhari). L'imam An-Nawawi dit : « Ce qui est voulu par l'utilisation du parfum est d'enlever la mauvaise odeur, cela est préférable pour toute femme qui se purifie des règles (ou du saignement post-natal qu'on appelle nifas). Et il est détestable, pour celle qui le peut, de le délaisser, si elle ne trouve pas de musc, qu'elle utilise tout autre parfum, et si elle ne trouve rien, l'eau suffit. »

La base est que tout est permis, sauf les choses sur lesquelles on va trouver un texte. Et les pratiques interdites sont connues, shaikh Al-'Uthaymin explique : « Il est interdit de pénétrer un femme en état de menstrues, d'après la parole d'Allah : « Ils t'interrogent sur les menstrues. Dis : c'est une impureté, écartez-vous des femmes pendant les règles, et ne les approchez pas jusqu'à ce qu'elles se purifient ». Il est donc interdit à l'homme de pénétrer son épouse lorsqu'elle a ses règles jusqu'à ce qu'elle se purifie, et lorsque cela arrive (la purification), Allah dit : « Allez à elles comme Allah vous l'a commandé ». (Pendant cette période de règles), tout est permis en dehors de la pénétration, d'après la parole du prophète : « Faites tout sauf la pénétration ». Mais il est (préférable) que la femme se drape d'un izar (tissu qui va couvrir le bas de son corps), comme le Prophète le faisait avec 'Aisha lorsqu'elle était en état de menstrues et qu'il jouissait d'elle, afin que l'époux ne voit pas le sang qui pourrait s'écouler, de peur que cela ne l'écarte de son épouse. [Par contre, il est permis de pénétrer une femme souffrant de métrorragie, même s'il y a un écoulement de sang, car cela n'est pas considéré comme une impureté (Durus al-muhima li nisa al-umma)]. De même que la sodomie est interdite, comme il est rapporté du prophète : « Allah ne se gêne pas de la vérité. Ne sodomisez pas les femmes »... ce qui est voulu c'est l'interdiction de la sodomie, et quant au fait qu'il jouisse d'elle entre ses fesses ou ses cuisses, cela est permis. » (Sharh Al-Mumt'i 5/361).

On a demandé à shaikh Al-'Uthaymin : « J'ai épousé mon cousin, je l'aime et il m'aime, nous sommes mariés depuis moins de six mois, et à chaque fois que nous allons dormir, il tète mes seins comme un enfant. Je lui ai dit que cela ne se faisait pas, mais il ne veut pas arrêter.

Réponse : Il n'y a rien de mal en cela, les deux époux peuvent jouir l'un de l'autre comme ils l'entendent en dehors de la sodomie, de la pénétration pendant les menstrues (ou aussi pendant l'écoulement de sang post-natal), pendant une adoration pendant laquelle cela est interdit (comme le pèlerinage), ou encore si l'homme a juré de ne plus toucher son épouse, jusqu'à ce qu'il expie ce serment. Et d'autres choses similaires connues des gens de science qui interdisent le rapport sexuel lorsqu'il y a un mal pour l'un des époux. » (Fatawa muhima li nisa al-umma p.153).

On a aussi demandé à shaikh Al-Albani : « Est-il permis à l'époux de téter le lait de son épouse lorsqu'il la caresse ? » Le shaikh a répondu : « Il n'y a aucun mal en cela ». (Silsila Al-Huda wa nur 9)

Et les rapports buccaux génitaux ?

On a demandé à shaikh 'Abdallah ibn Muni' : « Une s½ur pose la question suivante : je me suis mariée depuis 6 mois et mon mari me force à sucer son sexe, cela est-il licite ou illicite ?

Réponse : La louange est à Allah , il n'y a aucun doute que cette habitude du mari est abjecte et détestable, et va à l'encontre du bon comportement entre les époux. Cela peut amener le dégoût et la séparation, et l'épouse du prophète, 'Aisha, rapporte que le messager d'Allah « n'a pas vu d'elle ceci (son sexe), et qu'elle n'a pas vu de lui ceci (son sexe) ». Quant au jugement sur cette pratique, le moins que l'on puisse dire est qu'elle est détestable. »

On peut lire en commentaire de cette fatwa dans fatawa muhima li nisa al-umma (p.153) : « Aucun hadith n'est authentique à ce sujet, au contraire les ahadiths authentiques qui montrent que le prophète prenait son bain avec ses épouses et cohabitez avec elles prouvent que cela est permis (c'est-à-dire de voir le sexe, comme nous le verrons plus tard). La règle de base est (qu'il est permis aux époux de jouir l'un de l'autre comme ils l'entendent, et donc) de jouir du sexe de l'homme, la seule chose crainte est le contact avec le madhi (liquide spermatique) qui est une impureté. Il est rapporté du madhab hanbali la permission pour la femme d'embrasser le sexe de l'homme, comme il est rapporté dans Al-Insâf d'Al-Mardaway (8/33), c'est l'avis de Ibn 'Aqil et d'autres. Et on rapporte aussi l'avis de Asbagh du madhab Maliki, sur la permission pour l'homme d'embrasser le sexe de la femme, comme il est rapporté dans Tafsir Al-Qurtubi (12/231).

C'est une question sur laquelle les savants divergent, car il n'y a pas de texte clair sur ce sujet. Shaikh Salih Al-Luhaydan a été interrogé sur ce sujet et a répondu que cela était haram pour les raisons suivantes : 1. C'est une pratique animale qui ne convient pas à l'homme ; 2. Pendant les rapports les époux sécrètent un liquide (vaginale ou spermatique) qui est une impureté ; 3. C'est une pratique qui n'était pas connue des salafs ; 4. C'est quelque chose que les gens ont pris de l'occident, par l'intermédiaire de la télévision et des films pornographiques ; 5. Le shaikh n'a entendu aucun savant permettre cela, c'est pourquoi il termine en demandant aux gens de cesser jusqu'à ce qu'ils interrogent les savants sur cette question.

Aussi, dans une session de question réponse sur Paltalk, shaikh 'Ubayd Al-Jabiri a répondu que cette pratique était interdite.

Il est préférable que l'homme caresse son épouse avant la pénétration, comme cela est rapporté dans une version d'Al-Bukhari, lorsque Jabir a annoncé au prophète qu'il avait épousé une femme qui avait déjà été mariée, le prophète lui dit : « Pourquoi n'as-tu pas pris une vierge avec laquelle tu aurais joué et qui aurait joué avec toi ». Dans une version il ajoute : « ma laka wa lil-'adhara wa lu'abuha » ce qui signifie qu'ils s'embrassent avec la langue et mélangent leur salive. C'est quelque chose qui a été signalé par Al-Hafidh Ibn Hajar dans Fath Al-Bari (l'explication de Sahih Al-Bukhari) et c'est aussi l'avis d'Al-Qurtubi.

L'imam ibn Qudama dit : « Il est bon qu'il joue avec son épouse avant qu'ils aient un rapport, afin d'augmenter son désir et qu'elle prenne autant de plaisir que lui. On rapporte de 'Umar ibn 'Abdel 'Aziz, que le prophète (salallahu' alayhi wasalam) a dit : « Ne la pénètre pas tant qu'elle n'a pas autant de désir que toi, afin que tu ne jouisses pas avant elle. Embrasse-la, fais-lui des clins d'½il, caresse-la, et lorsque tu vois qu'elle a atteint le même niveau de désir que le tien, pénètre-la. » (Al-Mughni 10/232)

Lorsque l'homme a assouvi son désir, il ne doit pas s'écarter de son épouse jusqu'à ce qu'elle assouvisse aussi son plaisir, car cela est meilleur pour faire durer la relation et l'affection.

L'imam Ibn Qudama dit : « Et s'il jouit avant elle, il est détestable qu'il s'écarte d'elle avant qu'elle ne jouisse, d'après ce qui a été rapporté par Anas Ibn Malik, le prophète a dit : « Lorsque l'un d'entre vous a un rapport avec son épouse... et qu'il assouvit son désir, qu'il ne presse pas son épouse jusqu'à ce qu'elle assouvisse aussi son désir ». Car en faisant cela on cause du tort à la femme et on l'empêche d'assouvir son désir. »

Shaikh Al-'Uthaymin dit : « Quant au hadith, il est faible, mais son sens est vrai, car de la même façon que l'homme n'aime pas que l'on s'écarte de lui avant qu'il jouisse, il convient qu'il ne presse pas son épouse. » (Sharh Al-Mumti' 5/369)

Puis s'il trouve la force d'avoir un nouveau rapport avec son épouse, il est bon qu'il refasse les ablutions, car le prophète a dit : « lorsque l'un d'entre vous a un rapport avec son épouse et qu'il veut recommencer, qu'il fasse les ablutions. » (Muslim).

On a demandé à shaikh Al-Albani : « lorsque l'homme a deux rapports consécutifs avec son épouse, doit-il faire deux fois le ghusl (grandes ablutions) ?

Réponse : Un seul ghusl est obligatoire, mais il est bon (sunna) qu'il fasse le ghusl pour chaque rapport. Si l'homme a la force d'enchaîner les rapports, il fait le ghusl pour chaque rapport, car il est rapporté dans la sunna authentique que parfois le prophète avait des rapports avec toutes ses femmes en une seule nuit, et il faisait le ghusl une seule fois et parfois pour chaque rapport. Abu Rafi' dit : ô messager d'Allah, pourquoi ne te suffis-tu pas d'un seul ghusl ? Il dit : « Cela est plus pur, meilleur et plus propre ». (silsila al-huda wa nur 386)

L'imam Ibn Qudama rapporte la parole de l'imam Ahmad qui dit : « S'il veut recommencer, qu'il refasse les ablutions, et s'il ne le fait pas ce n'est pas grave. Mais les ablutions augmentent sa vigueur et cela est plus propre. Et s'il peut faire le ghusl entre chaque rapport cela est encore meilleur » (Al-Mughni 5/233).

On a demandé à shaikh Al-Albani : « Un homme a eu un rapport avec son épouse. Il a éjaculé, mais elle n'a pas joui, doit-elle faire le ghusl ?

Réponse : Naturellement, à partir du moment où il y a pénétration, il faut faire le ghusl, qu'il y ait éjaculation ou non. (Le shaikh fait référence au hadith : « lorsque les deux circoncisions se rencontrent, le ghusl est obligatoire »)

Question : oui, mais il n'y a pas eu pénétration, seulement des caresses.

Réponse : dans ce cas elle n'a pas à faire le ghusl. » (Silsila al-huda wa nur 57)

Il est permis aux époux de se voir totalement nus, d'après le hadith de 'Aisha : « je prenais mon bain avec le prophète alors que nous étions en état de grande impureté dans un même récipient ». (Al-Bukhari).

Shaikh Al-Albani dit : Quant au hadith « Lorsque l'un d'entre vous a un rapport avec son épouse ou son esclave, qu'il ne regarde pas son sexe (de la femme), car cela rend aveugle » ce hadith est inventé. Et celui qui réfléchit bien voit la nullité de ce hadith, car interdire le regard revient à empêcher un moyen qui va amener l'acte. Et si Allah a permis les rapports sexuels entre les époux, peut-on penser qu'il lui soit interdit de regarder son sexe ? Par Allah non ! Il y a une preuve de cela dans le hadith de 'Aisha : « Je prenais mon bain avec le prophète dans un même récipient, et il ne cessait de se presser vers moi jusqu'à ce que je dise : laisse-moi, laisse-moi » (Al-Bukhari et Muslim). Ce hadith montre qu'il est permis de regarder, et cela est encore plus évident dans la version d'Ibn Hibban d'après Sulayman ibn Musa qui a été interrogé sur le fait qu'un homme regarde le sexe de sa femme, et il dit : j'ai demandé à 'Ata, qui dit : j'ai interrogé 'Aisha et elle cita ce hadith. Al-Hafidh ibn Hajar dit : « c'est une preuve que l'homme peut regarder sa femme nue et inversement ». Et il n'y a aucune différence entre le bain et le rapport sexuel sur cette question. » (Nudhm Al-Fara'id 2/25).

Il est permis aux époux de dormir dans les vêtements qu'ils portaient pendant l'acte sexuel (s'ils en portaient), après avoir essuyé ce qui pouvait y avoir comme impureté, ils peuvent même prier dans ces vêtements. 'Aisha dit : « Il convient à la femme douée de raison de prendre un tissu lorsqu'elle a un rapport avec son époux. (Et lorsqu'ils ont fini), elle le lui tend pour qu'il s'essuie avec, puis elle s'essuie. Et ils peuvent prier dans ces habits tant qu'ils ne sont pas touchés par une impureté. » (Al-Bayhaqi). Mu'awiya Ibn Abi Sufyan a demandé à sa s½ur, Umm Habiba : « Le prophète priait-il dans les habits qu'il portait lorsque vous aviez un rapport sexuel ? Elle dit : oui, tant qu'il ne voyait pas d'impureté » (Abu Dawud)

Si l'homme sollicite son épouse, elle doit lui répondre sans attendre, même si elle n'en éprouve pas le désir (à ce moment), d'après la parole du prophète : « Par celui qui détient mon âme dans Sa main, la femme ne donnera pas son droit à son Seigneur, tant qu'elle ne donnera pas son droit à son mari. Même s'il la sollicite alors qu'elle est en selle (sur un chameau), elle ne se refuse pas à lui. » (Ahmad). Et si elle se refuse à lui, les anges la maudissent jusqu'au lendemain, d'après la parole du prophète : « Si la femme s'écarte de la couche de son mari, les anges la maudissent jusqu'au matin (et dans une version : jusqu'à ce qu'elle revienne) » (Al-Bukhari).

Nous verrons que la femme a aussi un droit sur son mari, et sur ce point l'imam Ibn Qudama rapporte : « On a demandé à l'imam Ahmad : l'homme est-il récompensé s'il a un rapport avec son épouse alors qu'il n'en a pas envie ? Il dit : par Allah oui ! Il espère avoir un enfant. On lui dit : et s'il ne veut pas d'enfant ? Il dit : C'est une femme jeune (qui a donc des désirs), pourquoi ne serait-il pas récompensé ? Et cela est authentique...car c'est un moyen d'obtenir un enfant, mais aussi de préserver sa chasteté et celle de son épouse, de baisser le regard, qu'ils soient apaisés et d'autres choses encore » (Al-Mughni 5/231).

On a demandé à shaikh Al-'Uthaymin : « La femme commet-elle un péché si elle se refuse à son mari lorsqu'il la sollicite, si elle ne se sent pas bien ou si elle est souffrante ?

Réponse : la femme doit répondre à son mari lorsqu'il la sollicite, mais si elle est malade, d'une maladie psychologique qui l'empêche d'approcher son mari, ou d'une maladie physique, il n'est pas permis au mari de la solliciter dans cet état, car le prophète dit : « Ne fais de mal ni à toi-même, ni aux autres ». Il ne doit jouir d'elle que d'une façon qui ne lui causera aucun mal. » (Fatawa Al-Mar'a, p.121).

On a demandé à shaikh al-'Uthaymin : « Quel est le jugement sur le rapport sexuel avec la femme enceinte, cela est-il détestable ?

Réponse : Il est permis à l'homme d'avoir des rapports sexuels avec son épouse si elle est enceinte, sauf si cela lui cause du tort, car il lui est interdit de faire ce qui lui cause du tort. Si cela ne lui cause aucun mal mais que cela lui est pénible, il est meilleur de ne pas le faire, car cela fait partie du bon comportement entre les époux de ne pas faire ce qui lui est pénible, car Allah dit : « Vivez avec elles dans la bienfaisance ». » (Fatawa muhima li nisa al-umma, p.160)

Et il y a dans l'acte sexuel une récompense, d'après la parole du prophète : « et il y a une aumône dans les rapports sexuels que vous avez », les compagnons dirent : ô messager d'Allah, l'un de nous assouvi son désir et il est récompensé en cela ? Il dit : « S'il l'avait satisfait dans le haram n'aurait-il pas commis un péché ? Ainsi s'il l'assouvit dans le halal, il a en cela une récompense. » (Muslim). L'imam An-Nawawi dit en commentaire de ce hadith : « cela est une preuve que les choses permises deviennent obéissance si on y joint l'intention de l'aumône, le rapport sexuel peut être une adoration si l'on fait cela avec l'intention de donner son droit à l'époux et de cohabiter de la meilleure manière comme Allah l'a ordonné, ou en demandant un enfant pieux, ou préserver sa chasteté ou celle de son épouse, s'empêcher de regarder ce qui est haram ou d'y penser... »

Il n'est pas permis de divulguer les secrets du couple, d'après la parole du prophète : « La pudeur n'est que bien » (Al-Bukhari et Muslim). Abu Sa'id rapporte que le prophète a dit : « Parmi les pires des gens, au Jour de la résurrection, celui qui se confie à son épouse, tout comme elle se confie à lui, puis qui va répandre ses secrets » (Ahmad). Asmi Bint Yazid rapporte : « J'étais auprès du messager, alors que les hommes et les femmes étaient assis, et il dit : « Il se peut qu'il y ait des hommes qui répandent ce qu'ils font avec leurs épouses et des femmes qui parlent de ce qu'elles font avec leurs époux ». Asma dit : tout le monde se tu, je dis alors : Oui, messager d'Allah ils et elles le font. Le prophète dit : « Ne le faites pas, car cela est semblable à un diable qui rencontre une diablesse sur la route et qu'ils ont une relation sexuelle tandis que les gens les regardent. » (Ahmad).

Restent des questions qui n'ont pas été abordées par shaikh Sadlan :

Les rapports sexuels sont-ils obligatoires ?

On a demandé à shaikh Al-Islam ibn Taymia : « Une femme patiente sur son mari un mois, deux mois, pendant lesquels il ne l'approche pas. Commet-il un péché ? Et cela est-il exigible de lui ?

Réponse : Il est obligatoire à l'homme de satisfaire son épouse bil ma'ruf (c'est-à-dire ce qui est connu ou répandu parmi les gens). C'est un des plus grands droits de son épouse sur lui, plus grand encore que le fait qu'il la nourrisse. Les rapports sexuels sont obligatoires, certains savants ont dit : au moins une fois tous les quatre mois, d'autres ont dit : selon le désir (de la femme) et les capacités (de l'homme), de la même façon qu'il la nourrit selon ses besoins et ses capacités, et c'est l'avis le plus authentique. » (Majmu' Al-Fatawa 32/170).

Y a-t-il un temps ou une limite ?

On a demandé à shaikh Al-Albani : « En ce qui concerne les rapports sexuels, y a-t-il un temps ou une limite spécifiée dans la sunna ? ». Le shaikh a répondu : « Selon son désir à lui et son désir à elle ». (Silsila Al-Huda wa Nur 431). Donc il n'y a pas de limite dans la sunna, ni dans le temps, ni dans la fréquence, sauf dans ce qui est connu comme les journées de Ramadan, le pèlerinage...

Par contre, certains savants tirent du hadith de Aws ibn Aws At-Thaqafi rapporté par Abu Dawud, An-Nasa'i, Ibn Khuzaïma et d'autres : « Celui qui fait les grandes ablutions, vient tôt, vient à pied, se rapproche de l'imam et écoute attentivement, on lui écrit pour chaque pas la récompense du jeûne et de la prière d'une année », la vertu d'avoir un rapport avec son épouse le vendredi matin avant la prière. L'imam Ibn Khuzaïma dit : « Sa parole « man ghassala waghtasala » signifie que l'homme a eu un rapport avec son épouse et qu'en cela il lui a rendu le ghusl obligatoire, et il a lui aussi fait le ghusl. ». Cette explication est également rapportée par shaikh 'Abdel Muhsin Al-'Abbad dans son explication du Sahih Abi Dawud (cassette 35).

Al-'Azl

L'imam As-Shawkani dit : « Jabir rapporte : « Nous pratiquions le 'azl alors que le Qur'an était révélé » (Al-Bukhari et Muslim). Al-'Azl consiste à ce que l'homme se retire après la pénétration pour éjaculer en dehors du vagin. La parole de Jabir : « alors que le Qur'an était révélé » montre que cette pratique est permise, car si elle comportait quelque chose d'interdit elle n'aurait pas été accepté (c'est-à-dire qu'il y aurait eu une révélation ou une réprobation du prophète. Et dans la version de Muslim : « Nous pratiquions le 'azl à l'époque du prophète (salallahu' alayhi wasalam), qui le savait et ne l'a pas interdit »... Les salafs ont divergé sur le jugement concernant al-'azl, on rapporte dans Al-Fath que Ibn 'Abd Al-Barr a dit : il n'y a aucune divergence entre les savants que le 'azl ne doit être pratiqué qu'avec la permission de la femme (libre), car elle a un droit sur le rapport sexuel qui n'est considéré complet que sans 'azl. [Shaikh Abdel Muhsin Al-'Abbad explique dans Sharh Sunan Abi Dawud que le droit de la femme est un droit à vouloir des enfants, mais aussi qu'en pratiquant cela on la prive d'une partie de la jouissance (163)].

Si l'homme est impuissant

Shaikh Al-Islam ibn Taymia dit : « Le contrat de mariage implique qu'il puisse jouir totalement de son épouse, où il veut et quand il veut...sauf dans ce qui a été interdit ou ce qui cause du tort (à l'épouse). De même que le contrat de mariage implique que la femme possède une dot équivalente à la dot des femmes semblables à elle, et qu'elle ait droit de jouir totalement de son époux, et s'il est émasculé ou impuissant elle peut demander l'annulation du mariage (faskh), comme cela est connu chez les salafs et les juristes connus. » (Majmu' Al-Fatawa 29/94).

Shaikh Al-'Uthaymin dit : « L'impuissance est quelque chose qui arrive, et beaucoup d'hommes perdent le désir, si bien que leur sexe ne se dresse plus, c'est cela l'impuissance. Celui a qui cela arrive doit patienter, Allah dit : « Pour ceux qui font le serment de se priver de leurs épouses, il y a un délai d'attente de quatre mois. Et s'ils reviennent (sur leur serment) celui-ci sera annulé, car Allah est Pardonneur et Miséricordieux ! Mais s'ils se décident au divorce, Dieu Audient et Omniscient. » . Si quatre mois s'écoulent et qu'il n'a rien décidé, le juge annule le mariage. Comment (certains) peuvent dire, alors que nous savons avec certitude qu'il n'a pas de rapport avec son épouse, que celle-ci n'a pas le choix et doit rester avec lui ? Ce qui est juste, c'est que l'impuissance existe, et que si cela arrive, l'épouse a le choix (de rester ou de partir).

Si quelqu'un dit : Comment pourrait-elle avoir le choix sur quelque chose qu'Allah a prédestiné à son mari, sans qu'il puisse choisir ? Nous disons que cela est parmi les épreuves qui atteignent l'homme, si celui-ci est atteint par une épreuve, il ne doit pas en faire souffrir d'autres. Si l'homme ne dépense pas pour son épouse, elle peut demander l'annulation du mariage, alors qu'en est-il pour ce qui est plus important que les biens matériels. Beaucoup de femmes ne sont pas intéressées par les biens matériels, ce qui leur importe c'est de jouir de leur mari, d'avoir des enfants, et il se peut même que ce soient-elles qui prennent en charge leur mari. Donc, l'avis authentique est que si l'impuissance survient et que l'on sait que cela est incurable, la femme peut demander l'annulation du mariage. Mais si c'est quelque chose de passager, on ne lui permet pas de demander l'annulation du mariage, car on ne désespère pas qu'il puisse de nouveau avoir des rapports sexuels.» (Sharh Al-Mumti' 5/265).

On a demandé à shaikh Al-Albani : « Une jeune femme a épousé un homme, mais il s'est avéré qu'il était impuissant. Elle a patienté un an et demi, afin qu'il guérisse, mais les docteurs ont dit que (dans son cas) c'était incurable. Elle a donc demandé l'annulation du mariage, mais lui a refusé et lui a demandé de rester un an supplémentaire. Peut-elle refuser (ce délai supplémentaire) ou y a-t-il dans la sunna quelque chose qui vienne préciser ?

Réponse : Allahu 'alam, d'après ce que je sais, je ne connais rien dans la sunna qui vienne préciser, mais elle a le droit de refuser (ce délai supplémentaire). » (Silsila al-huda wa nur 729).

La masturbation (masculine et féminine)

Shaikh Al-Albani dit : « ... la deuxième partie de la question porte sur quelque chose qui a éprouvé beaucoup de jeunes célibataires, ce qu'on appelle la masturbation. Nous disons : la masturbation est haram, que ce soit pendant ramadhan ou en dehors. Cela est illicite car c'est en divergence avec les textes clairs du Qur'an, et dans les premiers versets de sourate Al-Muminun, Allah a décrit les croyants par certaines qualités, dont celle-ci : « Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent au-delà de cela sont les transgresseurs. » Ce verset montre clairement que le croyant a deux voies légales pour assouvir son désir : le mariage avec une femme libre, ou une esclave. Puis Allah dit que ceux qui cherchent au-delà de ces deux voies sont les transgresseurs, c'est-à-dire les désobéissants, les injustes. C'est en s'appuyant sur ce texte, l'imam As-Shafi'i a dit que la masturbation était interdite. » (Silsila al-huda wa nur 693)

Il dit aussi : « Quant à nous, nous voyons que la vérité est avec ceux qui ont dit que c'était interdit en s'appuyant sur la parole d'Allah : « Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent au-delà de cela sont les transgresseurs. ». Et nous ne disons pas que cela est permis pour celui qui craint de tomber dans la fornication (zina), sauf si on utilise le remède prophétique qui est la parole que le prophète a adressé aux jeunes lorsqu'il leur a ordonné de se marier, puis il a dit : « et celui qui ne peut pas (se marier), qu'il jeûne, car cela sera pour lui un bouclier ». C'est pourquoi nous adressons de grands reproches à ceux qui permettent aux jeunes la masturbation) par crainte de tomber dans zina, sans leur ordonner le remède prophétique. » (Tamam Al-Mina p.340).

Ce qui est interdit, c'est d'arriver seul à la jouissance, par contre il n'y a aucun mal à ce que les époux voient et touchent le sexe de l'autre, comme cela est rapporté de shaikh Al-Islam ibn Taymia : « Il n'est pas interdit à l'homme de regarder et de toucher l'ensemble du corps de son épouse » (Majmu' Al-Fatawa 32/171).

On a aussi demandé à shaikh Al-Albani : « Est-ce que le fait de toucher le sexe de son épouse, et inversement, annule les ablutions ? Le shaikh a répondu : si cela est fait avec désir, cela annule les ablutions, sinon non. » (Silsila al-huda wa nur 2).

On a demandé à shaikh Wasi Allah al-'Abbas (qui est enseignant à l'université d'Umm Al-Qura) : « Les époux peuvent-ils utiliser des jouets érotiques (comme un faux pénis par exemple) ? Le shaikh a répondu : La femme n'a pas besoin de cela alors qu'elle a son mari... il n'est pas permis d'avoir un rapport sexuel en dehors de ce qui a été permis par la Législation. S'il n'est permis à aucun des époux d'atteindre l'orgasme seul, comment ces choses pourraient-elles être permises ? Le principe qui doit être appliqué est celui mentionné dans le verset suivant : « Ceux qui préservent leur sexe, sauf avec leurs épouses ou ce que leur main possède, et en ce cas ils ne sont pas blâmables. Et ceux qui cherchent au-delà de cela sont les transgresseurs. ». (fatwa trouvée sur bakkah.net).

Wallahu 'alam

Traduit et compilé par les salafis de l'Est

# Posté le mercredi 10 octobre 2007 17:26